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 Improvisation romanesque...

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Malimelocaliptus

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MessageSujet: Improvisation romanesque...   Mar 18 Aoû - 14:45

Voilà un jeu bien simple, il s'agit, d'écrire directement sur le clavier, sans réfléchir auparavant un petit bout d'histoire dont chacun prendra la suite, comme vous l'entendez, chapitres dialogues, contextes, ambiance, réinventez tout.

Je commence, à vous de prendre la suite...


A la dérive :


Chapitre I - Adam sort par la petite porte

J'ai mangé la pomme. Le trognon, je l'ai jeté. J'en ai mal aux dents, mais c'est comme ça l'humanité. Il y a des vices que l'on accomplit en négligeant les tords qu'ils nous causeront. Il en va de même pour la méchanceté. Lorsqu'il s'agit de faire du mal à quelqu'un, lorsque c'est un désir mêlé d'envie et de plaisir, on ne fait pas attention aux risques que l'on encourt. D'ailleurs, on s'en moque, si pour pourrir la vie d'une personne que l'on hait, on doit y perdre notre temps, notre énergie et notre sueur; c'est tant mieux, tant qu'on à la joie de la voir triste, on subit heureux les coups du destin sur notre tête. Voilà pour la pomme, et voilà comment je me suis retrouvé enfermé au grenier. Il faut dire qu'elle avait été d'une gentillesse exquise envers moi. C'est terrible cette gentillesse, cette bonté, lorsqu'on entrevoit ce genre de douceurs, on l'admire, on la pose sur un piédestale et on l'observe béat et admiratif. Mais lorsque cette bonté se pose sur vous, lorsqu'elle vous entoure et se livre, lorsqu'une personne déverse sur vous toute sa douceur, et vous ennivre de sa bonté; alors là, tout change. La bonté vient de gens beaux, tout du moins de caractère. Pour peu que l'on soit laid, ces attentions semblent de la pitié. On se sent écrasés et amoindris. Il n'y a qu'un mot, vengeance. Vengeance à tout prix, vengeance à s'en couper les doigts. Si je dois refermer sur elle la porte de l'armoire et m'arracher les doigts dans l'encognure de la porte...Soit !
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Malimelocaliptus

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MessageSujet: Re: Improvisation romanesque...   Sam 29 Aoû - 21:44

(Je reprend moi-même ma suite puisque personne veut jouer avec moi! je serais un autre moi!)

Si je dois refermer sur elle la porte de l'armoire et m'arracher les doigts dans l'encognure de la porte...Soit !
Là où elle a posé ses yeux, je poserais mes doigts recourbés et vieillis; là où elle m'a offert le logis, je lui offrerais un sépulcre; là où elle m'a tendu la main, je tenderais ma lame; là où elle a déversé sa douceur, je ferais couler le sang. La pitié monte à la tête, et l'ingratitude à vite fait de répliquer aux mains tendus. La mort, elle ne l'aura pas. Ce qu'elle m'a offert, c'est à moi, pauvre homme affamé sans logis, de pouvoir survivre, survivre dans ma condition exécrable, soufrir indéfiniment, soufrir moins, mais plus longtemps. C'est ça que je lui ofrirais. La honte, la douleur, et tout cela, dans la vie.


La noirceur du grenier commençait a se dilater, où était-ce mes pupilles... Je commençais a distinguer, entre les poutres, les toiles d'araignes, entre les lattes, les cafards, entre mes pensées, mon action. Il fallait agir, agir avant d'être un inutile au monde recueilli par une femme qui recevait pour sa bonté des lauriers que sa pitié lui ont permis de tisser.
A la petite vitre poussiéreuse, je collais mes doigts pour décrasser, et distinguer la cour et la porte cochère. Elle rentrerait ce soir, et je devais la voir de suite. J'avais encore aucun droit, mais je demanderais un emploi. Et cet emploi changerait ma condition, d'inutile recueilli à : employé au service de Madame de Villeneuve.
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Wivi
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Date d'inscription : 23/07/2009

MessageSujet: Re: Improvisation romanesque...   Dim 30 Aoû - 12:42

J'avais espéré devenir son valet en titre ou au moins son commis de cuisinne. Dans mon ignorance, je m'étais attendu à ce qu'elle poussât loin ses actes charitables. Mais c'était là pure présomption de ma part. La pitié humain a ses limites, quand bien même fut-ce celle d'une sainte. Madame de Villeneuve n'avait rien d'une sainte. Elle n'était qu'une pieuse opportuniste qui tentait par tous les diables de se gagner le paradis. Je ne l'en haissais que davantage. Plus encore lorsqu'à ma demande, elle me fit valet de ferme. Ou plus précisément, gardien de porcs. J'avais voulu la tuer, l'étrangler dans son sommeil, imaginant sa stupéfaction de se voir tuer par son propre homme de main. Mais non ! Il a fallu qu'elle se montrât égoïste. Juste cette fois où je m'étais enfin décidé à la liquider. Sur le coup, je me sentis l'homme le plus malchenceux du monde. Elle allait le payer, cette garce. Oh oui ! Elle allait le payer.
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Malimelocaliptus

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MessageSujet: Re: Improvisation romanesque...   Mer 7 Oct - 12:12

Chapitre II

La vanité des femmes, n'est que le reflet de...

L'Europe est un drôle de monde. Bien isolé et bien à part, les espèces qui y vivent ont développé, sorte de pandémie cérébrale, une réaction bien isolée du reste du monde. En effet, il suffit pour s'en rendre compte, de se rendre au lac de Neuilly. Les canards se battent avec les pigeons pour ramasser les cailloux. Il est certain qu'ils prennent ces cailloux pour de la nourriture mais là n'est pas l'essentiel. L'essentiel est, que dans un monde à part, prenons à titre d'exemple le Sahel, au dessus du coeur de l'Afrique, il est des oiseaux qui pour sécuriser leur foyer pendant la période assez longue des naissances vont jusqu'à développer des techniques, que nous aurions caractérisés d'intelligence s'ils avaient été humains, qui sont bien éloignés du canard de Neuilly courant après les cailloux. En effet, cet oiseau nommé communément Gangas, est monogame. Et cela, pour bien des raisons logique de survit. Le mâle et la femelle se relaye pour couver les oeufs. Disons plutôt que mâle, l'homme couve la nuit. Car le jour, ayant pris soin de construire le nid très loin des sources d'eau malgré la chaleur du désert, il peut parcourir jusqu'à 15 km pour trouver un point d'eau en surface. Il plonge et s'ébouriffe ses plumes ventrales afin que l'eau y pénètre. Et peut ensuite revenir, et subvenir aux besoins de trois petits et de sa femme, rien qu'avec l'eau contenue dans ses plumes. En effet, la différence est flagrante avec les canards plongeant pour croquer un cailloux, et les Gangas du désert.

Serait-ce une injure que d'expliquer cette différence par la région ? Je ne crois point. Il est de ces femmes mondaine en société, qui relève plus du canard que du gangas. Et ça, Maïrlken le savait. Cette duchesse allait le payer, et il ne cherchait maintenant plus que le caillou qui la ferait courir. Ce caillou il l'aurait. Mais pour cela, sans savoir comment, sentant juste le mal se répandre dans son esprit sous forme d'idées encore flou et inconsciente, il lui fallait un travail, un travail de proximité avec la Duchesse de Villeneuve. Il le savait, il le sentait.
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Joloma

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MessageSujet: Re: Improvisation romanesque...   Ven 9 Oct - 17:29

Il serait sa grue! Posté, jour après jour à ses cotés, l'observant d'un oeil. De l'autre, il guetterait le moindre cailloux, la plus petite pierre... une poussière, s'il le fallait! Alors, il lui mettrait cette poussière dans l'oeil, aveuglant cette vile Villeneuve a toute autre chose!
Et ce caillou, à force de trainer dans le sillage de la duchesse, au risque de s'étouffer de son parfum grotesque, oui, ce caillou, il savait ou le trouver! Ne lui restait qu'à saisir l'opportunité... Pour cela, par le mal il devra y passer, et s'il se faisait découvrir avant d'atteindre son objectif, c'est qu'alors, sa vengeance ne devais se faire par lui! Ainsi, profitant de la subite et ô combien étrange maladie d'un homme de confiance de sa très chère duchesse, Maïrlken parvint à obtenir ce poste. Et quel poste! Il serait au première loge pour tout voir! Il serait le caillou faisait trébucher la Villeneuve en bas des marches! Le voici qui tenait la chandelle de cette femme si "pieuse". Profitant ainsi du moindre son qui provenait de ses appartements privés. Il avait le caillou, ne restait plus que la mare dans laquelle le jeter! Et voir cette dinde courir pour que son caillou reste en sa possession.

Mais, à cet instant précis, il n'avais encore aucune idée des projets que la duchesse nourrissait à son égard...
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Malimelocaliptus

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Date d'inscription : 31/07/2009

MessageSujet: Re: Improvisation romanesque...   Ven 23 Oct - 1:30

La duchesse de Villeneuve était loin des apparences qu'on lui prêtait. On la croyait bien née, elle était une bâtarde adoptée. On la pensait froide et sensuelle, elle était bouillonnante et frigide. Là où l'on s'émerveillait de sa toilette et de ses apprêts se cachait un corps meurtri et un désintéressement complet de la mode vestimentaire. Les traits de son caractère qu'on lui connaissait en société, à savoir, sagesse, empressement et dévouement était le comble du paradoxe. Sa sagesse se résumait à de l'intelligence perfide, son dévouement était de l'intérêt, son empressement était de la retenue méditée et programée. A ce caractère se mêlait un physique trompeur. Sa face était polie, les os masquée sous une chaire bien pâle paraissant douce comme le nâcre et pourtant dur comme de l'écaille. Son corps était bien fait, ses hanches arrondissaient les robes les plus large, ses jambes se mouvaient au rythme d'une musique qu'elle seule tenait en tête.
Mais si ce physique masquait ce caractère, c'est que de son mari défunt, La duchesse de Villeneuve avait gardé une trace. La vanité.
Gonflée comme une baudruche de compliments en publique; le soir lorsqu'il rentrait du jeu, ayant trop bu et trop perdu comme à son habitude, il l'insultait comme une servante. Admirée et choyée le jour, traitée comme une princesse devant tout le monde, il abusait d'elle comme une grue le soir. Cette belle de jour (clin d'oeil au film qui inverse mon propos ;p) n'était plus rien la nuit.

C'est ainsi, que la vanité de cette femme, n'est que le reflet de la stupidité de l'homme.

La Duchesse de Villeneuve avait bien des projets, et parmi eux, celui qui prit le plus de proportion fut le mécénat de comédiens. C'est à cet effet qu'elle fit convoquer Maïrlken, un gueux à qui elle trouvait de l'esprit et qu'elle avait récemment recueilli, nourri et logé.
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