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 perdu pendus (titre provisoire)

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lulli
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Date d'inscription : 23/07/2009

MessageSujet: perdu pendus (titre provisoire)   Dim 13 Déc - 11:52

Où est tu donc cacher, antiquité du souvenir errant, perdu pendus dans la penderie de grand maman disais l'oncle, perdu, pendu aussi l'oncle, dans le cagibi sombre en toile d'araignée.


File ta laine et griffe l'ennuie, percluse recluse, solitaire à l'affut, tuant tué coup de balai et parlons en, fuite en avant et cabriole.

La petite courait dans le jardin humide et rentrant tremper c'est faite disputé, pour palier à la peine, pour conjurer le sort est entré dans le noir de la porte entrouverte sous l'escalier grinçant.

A rien vu, rien pris, sa main dans l'ombre, l'araignée riant fort, à trembler, est sortie, reculons reculant, rampant presque, yeux floutés.

Ont rien compris du tout, la fillette allait bien, courait docteur, courait et puis, larve, tomber sur la tête et monde à revers, morte vivante docteur morte.

A n'y rien comprendre susurre la barbe grise, traumatisme psychique, battu rompu sans marque, étrange diront les autres, risée de mes confrères, faire silence.

L'araignée chante louange riante du sombre, de l'obscure et de l'arrivée de tant d'hôte qu'à sa table elle peu mettre, festoyons hurle telle plein d'amour et de verve, les mouches et moucherons ont envahis la pièce.

Madame trouve que l'odeur est étrange, demande à bonne de travailler plus fort, frotte, frotte et que sente l'odeur du miel et non du fiel de mes aïeux !

La peur du noir est le mal répandu qui enfle dans les veines, explose dans le crâne, ricoche et reste en place, la bonne ne pousse pas les portes, cire, cire le parquet.

La fillette ne parle pas, ne mange pas, ne dors pas et ne sourit pas, glacer glaçante.

L'odeur renais des cendres éparse, Madame proteste, l'oncle ne passe plus, tout se perd, la fillette serait elle triste de ne plus le voir ?

L'araignée à fait bombance et eu plein de petits qui eu aussi mange à leur faim sans fin.

Retour de voyage affaire amante cessante, Monsieur entre, rentre, ruisselle de mauvaise pensé sur le parqué ciré, revenir pour la fillette, qu'elle perte de temps.

La bonne pleur, l'odeur la rend acre, le fœtus la fatigue, la peur la taraude, fuira fuira pas ?

Ma fillette, docteur, vite, vite, ma fillette, verte, pâle, froide et roide, morte non, vivante et vieille, vite, vite.

Rien à dire, rien à faire, risée je suis risée je resterai, mourante petite sans rien à redire, regarde dehors, ne vois tu rien ? Ingrate petite peste !

L'araignée aveuglé, la lumière retrouvé, la porte ouverte à tout va à tout vent, Monsieur cherche une blouse et tombe sur l'oncle.

La fillette hurle, crie, pleur sec et noue le fil à couper le beurre autour du cou de la poupée, serre et enserre, sang sur regard vide, silence.

Les mouches s'éparpillent, les vers pullulent, sa pus, la mort pus, l'oncle pus et le cagibi aussi, l'araignée ne trouve pas et fil la laine, se couvre de soie, se cache du monde.

Répondez docteur, répondez, on sais pourquoi fillette en bois, on sait pourquoi, ridicule ne tus pas, revenez docteur, s'il vous plait, revenez.

Venin cracher crachant cahin-caha revenir, jamais, jamais mais mais la fillette morte et froide, le mystère…

Monsieur ouvre toujours les portes, laisse passé, s'efface, s'estompe, se dilue même, docteur elle n'a pas bougé, du sang sur les doigts, un cadavre sous l'escalier.

La fillette ne parle toujours pas, ces yeux vides pleur du sang de haine, ses poupées strangulées jonchent le sol glissant de tant d'humeur.

La bonne ne reviendra plus, trop risqué, les fantômes en plus du noir des soupentes, son ventre plein de chair ce noue, bébé serra-t-il pleutre ?

Dans le noir lumineux, le cri du silence à percé les tympans de la nuit, nettoyer, il faut faire disparaître les traces, toutes, mouches, moucherons, larves, rampants, rats et araignée, cris de fissure dans le bois.

Repartir, fuir, dédire, ne pas pleurer, voir sans dire, partir pour de bon, elle m'attend, mon travaille, mentir, s'y perdre, ne pas regarder la fillette de chiffon, Monsieur est ailleurs Madame, ne sais si reviendra…

Sous son toit de terreur, souvenir, tiroir grinçant ne sais si reviendra de si loin, la fillette ne sais comment rentrer, en elle tout est gris sombre moue noueux et âcre, sans passé.

Mangera mangera pas, passera passera pas l'hiver, docteur joue sur mot et fuit ailleurs, à vaincu les médisant, peu rentrer fier de lui, Madame n'appellera plus sauf en cas de crisse.

Il n'y en a jamais eu, Madame à pris clic et clac, est monter voir la petite, à parler dur et franc acier tremper avant de ce détrempé de pluie.

Pas de mouvement, la fillette à bien compris, à fermer les yeux aveuglé, à sourit, n'a rien dis, libre Madame, libre Monsieur, libre tous sauf elle.

Seule, odeur de désinfectant, la fillette parle bas à ces poupées mortes en chair dur et plastique, son sang sur leurs cheveux nylon, frissons.

Où est tu donc cacher, antiquité du souvenir errant, perdu pendus dans la penderie de grand maman disais l'oncle.
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Wivi
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MessageSujet: Re: perdu pendus (titre provisoire)   Mer 16 Déc - 19:00

Pas mal pas mal.
Où est-ce que tu vas chercher tout ça ?
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lulli
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MessageSujet: Re: perdu pendus (titre provisoire)   Jeu 17 Déc - 8:56

tu veut venir voir ? c'est partie de là : "Regarder droit dans les yeux, dire oui et détourner le regard, pleutre, pleur, et le silence se répercute, enfin l'engin déraille, la machine s'effiloche, temps de suspension." un jour de bureau...
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Wivi
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MessageSujet: Re: perdu pendus (titre provisoire)   Ven 18 Déc - 11:11

J'aimerais en faire autant : tirer parti de tout ce qui me tombe sur la tête ... jusqu'à la neige. (Oui oui ! Il neige, il neige !) Mais quand j'écris, j'ai comme qui dirait des blocages.
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lulli
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MessageSujet: Re: perdu pendus (titre provisoire)   Ven 18 Déc - 17:36

blocage blocus... je force mes porte close, j'entre dans les piéces sombres, je défonce mes propres limites, j'ai débloqué mes zones de cauchemard en lisant Calvino (si par une nuit d'hiver un voyageur)... ON A LE DROIT DE TOUT ECRIRE (au pire on le fait lire à personne ! rire)
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